Reine la plus riche de l’histoire : découvrez son identité et sa fortune !

29 janvier 2026

Reine élégante en robe royale assise sur un trône dans un palais

Une femme russe à la fortune inégalée : cette affirmation dérange les chiffres habituels des dynasties européennes. Ici, le patrimoine ne se compte plus en millions, mais en centaines de milliards de dollars ajustés à notre époque. Cette réussite hors norme tient à un alliage rare : l’appareil d’État mis au service d’une souveraine et l’exploitation directe des ressources naturelles du plus vaste territoire du monde.

Ce sommet financier s’inscrit dans la lignée de figures féminines russes qui, parfois discrètes, le plus souvent puissantes, ont modelé l’économie et la société de leur pays. Leur influence, loin d’avoir disparu avec l’URSS, continue de traverser les frontières et d’imprégner la Russie d’aujourd’hui.

Les femmes russes qui dominent le classement des plus grandes fortunes

Oubliez les clichés de reines occidentales : la reine la plus riche de l’histoire fut avant tout une autocrate de l’Est. Catherine II de Russie, plus connue sous le nom de Catherine la Grande, règne en maîtresse absolue sur ce palmarès. De 1762 à 1796, elle orchestre une expansion territoriale phénoménale, centralisant chaque denier, chaque ressource de l’Empire. Sa fortune, convertie en dollars d’aujourd’hui, s’élève à 1 500 milliards. Un chiffre qui laisse loin derrière toutes les autres souveraines ou grandes fortunes féminines recensées.

Le pouvoir de Catherine II ne se limite pas à l’accumulation de terres ou à la gestion des gisements russes. En s’emparant du contrôle de l’Église orthodoxe russe, elle assoit une autorité sans partage sur l’ensemble du territoire, s’appropriant une partie substantielle des revenus issus des biens ecclésiastiques. À son apogée, elle concentre près de 5 % du PIB mondial de l’époque : une domination économique qui invite à la comparaison avec les plus vastes empires de l’histoire.

L’héritage de Catherine II ne s’arrête pas à l’argent ou au pouvoir. Elle imprime durablement sa marque sur la Russie en faisant émerger une nouvelle ère culturelle. Le Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, bâti à partir de ses collections privées, reste aujourd’hui encore l’un des pôles artistiques majeurs du globe. À ce jour, aucune autre femme russe n’a rivalisé, ni en influence, ni en patrimoine, avec cette tsarine au destin hors du commun.

Qui sont les 5 femmes les plus riches de Russie aujourd’hui ?

Si l’on regarde la Russie contemporaine, on ne trouve ni héritière ni entrepreneure dont la richesse puisse seulement s’approcher de celle de Catherine II. L’écart est tel qu’il rend toute comparaison presque vaine : la tsarine reste la femme la plus riche de l’histoire, surclassant largement les fortunes féminines actuelles, qu’elles proviennent de la finance, de l’industrie ou de l’immobilier.

Les femmes russes qui s’affirment aujourd’hui dans les affaires disposent d’un pouvoir réel, mais leur patrimoine ne pèse rien face à l’héritage impérial du XVIIIe siècle. L’écart n’est pas qu’une question de chiffres : il reflète aussi la transformation du pouvoir. Autrefois concentrées entre les mains d’une seule souveraine, les grandes richesses sont désormais fragmentées entre actionnaires, familles et investisseurs, dans une économie mondialisée.

Le contraste est frappant : là où Catherine II exerçait un contrôle direct sur 5 % du PIB mondial de son temps, aucune femme russe d’aujourd’hui ne revendique une telle place dans la création de valeur. Les classements récents, aussi impressionnants soient-ils, ne boxent tout simplement pas dans la même catégorie. La fortune estimée des femmes les plus riches de Russie, selon les chiffres publics, reste très en-deçà de ce que pouvait accumuler une impératrice au sommet de son règne.

Entre héritage et business : d’où vient leur immense richesse ?

La fortune estimée de Catherine la Grande, 1 500 milliards de dollars à l’échelle actuelle, ne s’explique pas par la seule chance. À la tête d’un empire couvrant près d’un sixième des terres émergées, l’impératrice détient le monopole absolu sur les ressources naturelles : terres agricoles, mines, forêts, tout passe sous sa coupe. Elle contrôle l’appareil d’État, centralise la collecte des impôts, supervise la redistribution des terres et oriente le commerce intérieur à sa guise.

Mais l’accumulation de richesses ne se limite pas à la propriété foncière. Catherine II met la main sur l’Église orthodoxe russe, confisque ses biens, détourne ses revenus. Ce coup de force renforce l’emprise financière de la couronne, affaiblit l’aristocratie locale et permet d’ancrer le pouvoir à Saint-Pétersbourg. La gestion directe du clergé et de ses terres devient l’un des leviers majeurs du gonflement de la fortune impériale.

L’apport de Catherine II ne se résume pas à l’économie : il s’incarne dans la culture et le prestige. Le Musée de l’Ermitage, dont les collections privées de la tsarine forment le cœur, demeure aujourd’hui l’un des géants mondiaux du patrimoine. Cette institution, conçue comme vitrine du pouvoir russe, illustre la manière dont une fortune colossale peut être mobilisée pour façonner l’image d’un empire et renforcer son rayonnement. Par son mécénat, la structuration de la noblesse et son engagement dans la vie intellectuelle, Catherine II a bâti un modèle d’accumulation et de transmission qui marque encore les esprits.

Reine moderne sur un balcon avec vue sur la ville historique

Influence, engagement et philanthropie : comment ces femmes transforment la société russe

Chez Catherine II de Russie, puissance politique et transformation sociale avancent côte à côte. Derrière le masque de la souveraine absolue, son action se distingue par un engagement réel envers les arts, l’éducation et la modernisation des institutions. Le Musée de l’Ermitage, né de ses collections, n’est pas qu’un écrin pour œuvres précieuses : il devient un outil de cohésion nationale et de rayonnement international. L’impératrice saisit le rôle de la philanthropie organisée : financer l’achat d’œuvres, ouvrir des bibliothèques, encourager l’instruction des élites féminines.

Voici quelques exemples concrets de cette stratégie, qui ancre la fortune dans la société :

  • Création d’écoles pour jeunes filles issues de la noblesse, afin de former des citoyennes instruites, capables de s’impliquer dans la vie intellectuelle et politique
  • Mécénat d’artistes et d’écrivains pour renforcer le prestige culturel russe
  • Soutien à l’ouverture de bibliothèques et de centres éducatifs, promouvant l’accès à la connaissance

Le mécénat devient alors un acte politique : investir dans la culture et l’éducation, c’est façonner une élite apte à relever les défis de son temps. Catherine II favorise aussi l’émergence de réseaux féminins, fait progresser l’accès des femmes à l’enseignement supérieur, encourage des réformes qui amorcent une transformation profonde de la société. Son impact dépasse la seule fortune : il se mesure à cette capacité unique à mobiliser des ressources pour façonner, sur le long terme, le visage d’une nation.

Face à l’héritage de Catherine la Grande, la Russie contemporaine peut admirer l’ombre d’une souveraine dont la fortune, la vision et l’action continuent de défier le temps. Reste à savoir quel visage féminin, demain, saura inscrire son nom au sommet de l’histoire économique et culturelle du pays.

D'autres actualités sur le site